Les salauds gentilshommes : les mensonges de Locke Lamora – Scott Lynch

les salauds gentilshommes tome 1- les mensonges de Locke Lamora couverture

Synopsis :

On l’appelle la Ronce de Camorr. Un bretteur invincible, un maître voleur. La moitié de la ville le prend pour le héros des miséreux. L’autre moitié pense qu’il n’est qu’un mythe. Les deux moitiés n’ont pas tort. En effet, de corpulence modeste et sachant à peine manier l’épée, Locke Lamora est, à son grand dam, la fameuse Ronce. Les rumeurs sur ses exploits sont en fait des escroqueries de la pire espèce, et lorsque Locke vole aux riches, les pauvres n’en voient pas le moindre sou. Il garde tous ses gains pour lui et sa bande : les Salauds Gentilshommes. Mais voilà qu’une mystérieuse menace plane sur l’ancienne cité de Camorr. Une guerre clandestine risque de ravager les bas-fonds. Pris dans un jeu meurtrier, Locke et ses amis verront leur ruse et leur loyauté mises à rude épreuve. Rester en vie serait déjà une victoire…

 

Mais de quoi ça parle ?

Dans ce premier tome, nous suivons Locke Lamora, un jeune orphelin qui va être pris sous la coupe d’un moine, le père Chains. Cependant, loin d’être un parangon de vertu, ce dernier est au contraire le maître d’un petite bande de voleurs. Locke va alors être formé à l’art du vol et de la filouterie tout en se liant d’amitié avec ses nouveaux complices.
Bientôt, la nouvelle bande formée, les Salauds gentilshommes donc, va se spécialiser dans l’art de détrousser les riches via d’habiles subterfuges et une grosse louche d’audace. Et c’est ainsi que va naître la rumeur de la ronce de Camorr…

Et concrètement niveau lecture, ça donne quoi ?

Je ne vais pas le cacher, les quelques cents premières ont été difficiles à lire, à tel point que je devais presque me forcer à prendre le livre. L’auteur prend en effet son temps pour poser le décor de son histoire. Scott Lynch nous décrit ainsi à travers de longues descriptions la ville de Camorr que l’on peut comparer à une Venise médiévale, la religion locale ou plutôt ses religions, avec pas moins de douze dieux qui se partagent la ville, son système politique, la ville est dirigée par un duc et une organisation criminelle encadrée par un Capa.

L’auteur prend également le temps de travailler la profondeur de ses personnages à travers un habile découpage des chapitres. En effet, un chapitre sur deux retrace quelques fragments du passé qui vont s’imbriquer tout naturellement dans les chapitres contant les aventures présentes de notre héros et de comprendre par la même occasion les motivations de Locke.

En définitive, cette impression de longueur s’estompe au fur et à mesure que l’histoire avance et que l’intrigue se tisse.

A côté de cela, Scott Lynch nous livre des dialogues travaillés, mélangeant habilement tour à tour humour et sérieux.

En conclusion ?

Les salauds gentilshommes méritent tout à fait leur réputation ! Un univers riche et sombre, pas sans rappeler un certain Oliver Twist, une intrigue originale, des personnages attachants… Que demander de plus ? L’auteur nous livre ici un petit bijoux de la fantasy que l’on peut relire et relire sans se lasser !

7 tomes étaient prévus au départ, mais malheureusement, les problèmes de santé de Scott Lynch l’ont fait arrêter au 2nd volume. Sa situation semble s’être améliorée  et il aurait repris l’écriture de son 3eme roman. On croise les doigts pour lui, tout en voulant rapidement, et égoistement, tenir la suite de Locke entre nos mains !

9/10

Si vous souhaitez lire la chronique du second volume, Des horizons rouge sang, rendez-vous ici !

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