Les Intégrales Bragelonne – Les Rats – James Herbert

herbert-james-rats-l-integrale-L-1Synopsis

Ils ont appris à vivre dans l’ombre. A ne sortir que la nuit et à craindre les hommes.
Mais aujourd’hui, ils ont pris conscience de leur force et, à leurs dents tranchantes comme des rasoirs, ont ajouté de nouvelles armes : l’horreur qu’inspire leur multitude grouillante…
Et leur goût pour la chair humaine.




Mais de quoi ça parle ?

L’histoire prend place dans les faubourgs avoisinants de Londres, vers le début des années 80. Dans cette banlieue d’apparence tranquille, on commence à retrouver le cadavre d’un clochard, à moitié dévoré. Mais cela ne semble pas inquiéter les autorités plus que ça, et décident de mettre ça sur le compte d’un prédateur quelconque…

A côté de ce massacre, nous découvrons Harris, jeune professeur qui commence à peine sa carrière dans une école à proximité (S’il savait ce qui allait se passer, je pense qu’il aurait changé de vocation). On le voit découvrir sa classe, prendre ses habitudes, bref nous allons suivre son quotidien qui va vite être bouleversé par nos rongeurs.

Car oui, les principaux protagonistes du livre sont les rats … et pas n’importe lesquels … Imaginez des rongeurs noirs beaucoup plus gros que leurs cousins bruns, à peu près la taille d’un petit chien, ajoutez leur des dents aiguisés comme des lames de rasoirs, un léger goût pour la chair humaine et vous voilà devant ce fameux prédateur “quelconque” des autorités.

Au fil des pages, ils vont prendre confiance et commencer à sortir de leurs souterrains. Forêt, station de métro, maisons, ils vont s’infiltrer partout, et rien ne semble pouvoir arrêter leur frénésie boulimique. Les victimes vont se multiplier en quelques jours, soit dévorées littéralement, soit suite à leur morsure qui entraîne une lente, mais inévitable agonie…

Mais revenons à notre professeur quelques jours plus tard l’apparition de la vermine …

Celui-ci, après avoir vaillamment défendu son école prise d’assaut par les rats , va alors tenter avec l’aide d’une société de dératisation, de trouver une solution pour trouver le repère de ces gros rats et les éradiquer… Va t-il s’en sortir ? Va t-il éviter aux habitants de se faire dévorer vivant ? Je ne vous en dit pas plus, mais c’est ici que se termine le premier livre qui ne fait que poser les bases pour une suite qui ne se fait pas attendre.

Le repaire des Rats, le second tome, prend place quelques années plus tard. Même recette que le premier, mais en plus sanglant. La vermine veut sa vengeance et elle compte bien y parvenir : elle revient plus intelligente, plus affamée, et on arrête très vite de compter le nombre de victimes après quelques pages.

L’intégrale de Bragelonne finit sur l’empire des rats, l’apothéose de la série. L’histoire commence sur les chapeaux de roues avec une explosion nucléaire qui ravage Londres. Les premières pages racontent avec moults détails les derniers instants de la population londonienne, soit désintégrée par l’explosion, soit décédée dans d’atroces souffrances.

Quelques jours plus tard, quelques survivants émergent des décombres à la recherche d’un refuge en ville pour se regrouper et survivre en attendant d’hypothétique secours. Mais dans cette Londres apocalyptique, ils vont vite se rendre compte qu’ils ne sont pas les seuls survivants : les rats aussi ont résistés. Va alors commencer un combat de tous les instants pour les survivants qui vont devoir lutter à la fois contre les conséquences de l’explosion nucléaire, et la vermine, toujours plus retorse et affamée.

Je n’ai qu’un mot à dire, il ne fait pas bon d’être un survivant.

Et concrètement niveau lecture, ça donne quoi ?

Bon vous l’aurez compris en lisant mon (petit) résumé, la Trilogie des Rats est un livre d’horreur, destiné aux amateurs d’émotions fortes.

James Herbert nous livre ici un récit rythmé, ponctué de beaux moments de terreur. Car oui, l’auteur se fait ici plaisir en multipliant des scènes sanguinolente. Tout au long des trois livres, il va alterner des chapitres mettant en scènes les personnages principaux et des chapitres sur les méfaits des rats. Les seconds mettent en scène des hommes et des femmes aux destins anonymes, auxquels on s’attache rapidement … pour ensuite les faire dévorer par les rats de manière la plus atroce qui soit. L’auteur semble ici éprouver un malin plaisir à nous livrer tous les détails sanguinolents dont la façon que les rats ont de se nourrir, en faisant le plus possible souffrir ses victimes. Certaines scènes peuvent vraiment donner le frisson, pari réussi donc pour James Herbert.

Ce dernier semble donc s’être fait plaisir dans l’écriture des Rats : une intrigue bien sentie (bien que j’ai trouvé l’explication sur l’origine des rats mutants un peu trop vite expédiée), des dialogues énergiques, des scènes d’actions bien sanglantes, et surtout, des personnages lambda en guise de personnages principaux à la place des sempiternels héros invincibles. Bref, que du bonheur.

On sent une montée en puissance de l’auteur au fil de ses livres. Son premier roman intitulé  Les Rats y développe déjà et en 120 petites pages tout ce qui fera son succès ensuite. Bien que son second tome, le repaire des rats, perd un peu de l’originalité de son aîné, il se lit avec toujours autant de plaisir, avec peut être encore plus d’hémoglobine que dans le premier (Je ne pensais pas que cela pouvait être possible)

Enfin, le troisième tome, l’empire des rats, clôt cette série de façon magistrale. Bien que la construction de de dernier soit identique aux deux autres, l’auteur réussit toujours à nous surprendre grâce à un style très vif et inventif.

En conclusion ?

Vous l’aurez compris cette trilogie m’a énormément plu ! De l’horreur, du suspense, des récits qui se tiennent grâce à un talent de conteur choc évident, le tout emmené par une écriture fluide, il est juste impossible de refermer le livre avant de l’avoir terminé !

9/10

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