Les chroniques des Ravens, Tome 1 : AubeMort – James Barclay

james-berclay-aubemort-les ravensSynopsis

Les Ravens ont combattu ensemble durant des années… Six hommes et un elfe vendant leur épée au plus offrant dans les guerres qui ont déchiré Balaia, tout en restant loyaux envers leur code d’honneur et envers eux-mêmes. Mais en acceptant d’escorter un mage du Collège de magie Xetesk dans une sinistre mission, ils se jettent dans un écheveau d’intrigues et d’anciens secrets qui va changer leur vie pour toujours. Car ils doivent trouver AubeMort : un sort qui, s’il est lancé, provoquera la fin du monde. Isolés, trahis, dans un monde au bord de la catastrophe, les Ravens n’ont d’autre choix que de faire confiance à un homme qui respire le mensonge et qui a un démon pour familier…




Mais de quoi ça parle ?

Au départ, ils sont sept. Sept mercenaires connus dans tout Balaia pour leur redoutable efficacité au combat et leur code d’honneur qui les distingue parmi les autres. Depuis dix ans, cette troupe qui se fait appeler les ravens loue ses talents au plus offrant.

Soudés par des liens plus forts que le sang, ils acceptent une dernière mission de garde du corps dont la récompense devrait leur assurer une confortable retraite.

Mais le destin en va décider autrement ….

Car oui, rien ne va se passer comme prévu ! Leur mission va vite prendre un tournant inattendu ! Alors qu’ils sont en train de fracasser des crânes et faire pleuvoir des boules de feu, un mage parvient à s’infiltrer dans la forteresse et invoque un passage interdimensionel. Ni une, ni deux, ils s’engouffrent à sa suite … pour tomber nez à nez avec un dragon. On va y apprendre que les Seigneurs Sorcyers se sont échappés de l’espace dimensionnelle ou ils étaient retenus prisonnier et que seul le sort Aubemort, oublié depuis maintenant des siècles, est le seul moyen de s’en débarrasser une bonne fois pour toute. Les voilà désormais promus sauveurs de Balaia.

Pas spécialement content de leur nouveau titre, les ravens vont devoir malgré eux faire alliance avec le mage du collège Xetesk afin de partir à la recherche des éléments permettant de constituer le sort. Car ce dernier, Denser, est le seul mage du continent à pouvoir le lancer. Alliance encore plus dure à réaliser car ce dernier a conduit à la mort de l’un des leurs.

Mais comme le destin semble en avoir sérieusement après eux, il va leur rajouter une difficulté supplémentaire. En effet, au-delà des Monts Noirépine, des chamans ont répondu à l’appel des Sorcyers et rassemblent les hordes ouestiennes pour envahir le continent. A l’est, les quatre collèges de magie sont plus préoccupés à se quereller entre-eux pour savoir qui a la plus grosse … source de magie (voyons), et ne semblent guère préoccupés par l’imminente invasion. Il en en ressort une incapacité totale à mobiliser une force suffisante pour repousser les hordes ouestiennes, malgré les appels à l’aide de la noblesse locale.

Les Ravens vont donc devoir être sur tous les fronts pour mener à bien leur quête. Mais ils ne sont pas les seuls à chercherle sort aubemort … Leur quête sera longue, sanglante et impitoyable.

 

Et concrètement niveau lecture, ça donne quoi ?

Dès le début, James Barclay donne le ton : de l’action, de l’action et encore de l’action ! Dès les premières pages, nous sommes parachutés en plein combat, avec des personnages dont on ne sait rien dans un lieu inconnu, dans un contexte qui l’est tout autant. Bref, on est juste déboussolé…

Il faut donc s’accrocher les premiers chapitres car on croule sous les personnages (pas moins de 7), sans une petite pause pour souffler. Et c’est sans compter quatre histoires racontées en même temps qui vont se rejoindre pour finir le livre.

Mais une fois ce petit passage difficile passé, nous tenons entre nos mains un très bon moment d’heroic-fantasy.

Composé de Hirad, Ilkar, Ras, Richmond, Sirendor, Talan, Le Guerrier Inconnu, le groupe des Ravens va rapidement connaître des évolutions pour les moins brutales. Et plus d’une fois, on se demande comment les héros vont s’en tirer. Car oui, James Barclay ne ménage pas ses personnages : il n’hésite pas à faire mourir des personnages importants pour servir la trame de l’histoire. Du coup, à chaque combat, on frémit à chaque effusion de sang, de peur que l’un de nos héros voit sa fin arrivée plus tôt que prévu. J’ai particulièrement apprécié ce parti pris de l’auteur qui nous montre enfin des héros mortels, ce qui les rend d’emblée encore plus sympathique et nous fait vibrer à chaque instant.

Le monde inventé par James Barclay est extrêmement riche, et où la magie est omniprésente et concentrée entre les mains des mages de quatre collèges ennemis. Les sorts utilisés vont de la simple boule de feu, à un raz de marée pouvant engloutir des milliers de combattants, en passant par une espèce de champs de force bloquant les projectiles. On se croirait presque dans un jeux vidéo tant la palette des sorts est large ! Et cette utilisation massive de la magie n’est pas pour me déplaîre, tant elle reste cantonnée à son usage le plus simple dans tant d’autres romans.

En une phrase, Aubemort, c’est : dynamique, percutant, des personnages bourrins mais sympathiques, de l’humour, de la magie ( et cela, dans tous les sens du terme !)

 

En conclusion ?

James Barclay nous emmène dans une histoire à priori très classique, mais cette impression est vite oubliée grâce à son style clair, rapide et efficace qui nous emmène dans une aventure que l’on vit à 100 à l’heure.

Bref, un récit haletant comme je les aime, avec des scènes de batailles proches de celles d’un certain Gemmell… Je me suis régalé ! Je finirai sur ces quelques mots :

RAVENS ! Ravens avec moi !

8.5/10

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