La Tour sombre, tome 1 : Le pistolero – Stephen King

la-tour-sombre-le-pistolero-stephen-kingSynopsis

L’homme en noir fuyait à travers le désert, et le Pistolero le suivait… Ce Pistolero, c’est Roland de Gilead, dernier justicier et aventurier d’un monde qui a changé et dont il cherche à inverser la destruction programmée. Pour ce faire, il doit arracher au sorcier vêtu de noir les secrets qui le mèneront vers la Tour Sombre, à la croisée de tous les temps et de tous les lieux. Roland surmontera-t-il les pièges diaboliques de cette créature? A-t-il conscience que son destin est inscrit dans trois cartes d’un jeu de tarot bien particulier ? Le Pistolero devra faire le pari de le découvrir, et d’affronter la folie et la mort. Car il sait depuis le commencement que les voies de la Tour Sombre sont impénétrables…






Mais de quoi ça parle ?

Prenant comme point de départ le poème de Robert Browning, Childe Roland to the Dark Tower Came, Stephen King nous emmène dans un univers parallèle au nôtre, mélange de western et de monde post-apocalyptique.

Cet univers est relié au notre par une tour, la fameuse tour sombre. Mais l’équilibre préservé par celle-ci est sur le point de s’effondrer pour des raisons mystérieuses et entraîne peu à peu des modifications sur ce monde en partance…

C’est là que nous découvrons le personnage que nous allons suivre durant sept tomes : Roland Deschain de Gilead, dit le pistolero.

Lorsque nous commençons le livre, ce dernier, en quête de la tour sombre depuis des années, est à la poursuite d’un homme, celui qu’on ne connaîtra que sous le nom de l’homme en noir durant presque la totalité du roman. La raison de cette chasse ? Nous n’en savons que peu de choses, seulement qu’il semble détenir les clés de cette mystérieuse tour, ou tout du moins des informations sur la façon d’inverser la lente déliquescence de l’Entre-Deux-Monde…

Sa lente poursuite l’emmènera à traverser des paysages décrépis et à affronter les pièges laissés par celui qu’il chasse, le poussant à se servir de ses revolvers et à commettre de véritables massacres, révélant un homme implacable et rude, que rien ne détournera de sa quête.

Dans le petit village de Tull, il embarquera avec lui le jeune Jake, aux origines plus que troublantes : le garçon semble avoir été envoyé sur ce monde après sa mort quelque part aux Etats-Unis. Un signe confirmant que l’équilibre entre les deux mondes est sur le point de céder et d’engloutir tout ce que Roland connaît ?

Le récit de sa poursuite sera agrémenté de quelques flash-back sur la jeunesse de notre héros, l’occasion d’en apprendre un peu plus sur ce personnage mystérieux, son apprentissage pour devenir Pistolero et quelques bribes de souvenirs de ce monde autrefois intact, et à l’équilibre si fragile aujourd’hui …

Et concrètement niveau lecture, ça donne quoi ?

Le Pistolero est loin des habituelles histoires d’épouvante ou de suspens de Stephen King. Comme il le précise dans sa préface, il a commencé à écrire le cycle de la tour Sombre en dernière année de fac, vers les années 1970 et ne le termina qu’en 2004.

Je peux donc lui pardonner ses faiblesses… Car oui, je n’ai pas aimé ce livre qui est à milles lieux d’un Ça ou plus récemment de dôme.

Bien qu’assez court, j’ai eu du mal à suivre l’aventure, enfin si le terme aventure convient… Le rythme est irrégulier, ennuyeux, l’univers que beaucoup de blogueurs décrivent comme poétique et envoûtant, est pour moi juste indigeste… L’histoire est plate, tout au long de son périple Roland ne fait que marcher, demander des informations aux gens qu’il rencontre, se faire répondre qu’ils n’en n’ont aucune idée, et continuer sa route.

Bref, on ne voit pas où Stephen King veut en venir., et je suis encore à la recherche de sa patte.

Par ailleurs, au fil du récit, les questions pleuvent : Qu’est-ce que cette fameuse Tour Sombre ? Quel est ce monde dans lequel ils évoluent ? Que c’est-il passé pour qu’il devienne ce qu’il est maintenant ? Et surtout, qui est l’homme en noir ? Bien que quelques flash-baks apportent des premiers éléments de réponse à nos questions, Stephen King prend un malin plaisir à attiser notre curiosité sans nous livrer quelque chose de concret à nous mettre sous la dent. Bref, il faut prendre son mal en patience et probablement attendre de lire les tomes suivants.

Tout n’est cependant pas à jeter : j’ai bien aimé le début avec son ambiance western. La description du désert environnant, du saloon et de son traditionnel piano, ces grandes allées … Tout cela n’était pas sans rappeler l’ambiance western spaghetti de Sergio Leone. Le petit côté post-apocalyptique en seconde partie était également bien retranscrit, ainsi que le côté violent de l’univers. Tous les éléments étaient là, il ne manquait plus qu’un grain d’action … qui n’est hélas jamais venu…

En conclusion ?

Le Pistolero est un livre difficile d’accès. Bien qu’assez court, j’ai eu du mal à suivre l’aventure et dû me faire violence pour le finir. Mondes parallèles, rencontres étranges, discussions mystiques, il y avait pourtant de quoi faire pour rendre le premier tome de la tour sombre intéressant.

Mais Stephen King nous livre ici un roman plat et ennuyeux.

Cependant il est parvenu à atteindre son but car malgré ma déception (Et je ne parle pas de la fin du livre !), il est parvenu à m’amener à vouloir lire la suite et connaître les mystères de cette mystérieuse tour.

4.5/10

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