Codex Alera, tome 1 : les Furies de Calderon – Jim Butcher

codex alera - les furies de Calderon - jim butcherSynopsis

Le sort du royaume repose sur les épaules d’un garçon qui n’a aucun pouvoir… Depuis mille ans, les habitants d’Aléra repoussent les peuplades sanguinaires grâce aux furies, les forces élémentaires de la terre, de l’air, du feu, de l’eau, du bois et du métal. Mais dans la vallée de Calderon, Tavi ne maîtrise encore aucun élément. Pourtant, lorsque les féroces Marats font leur retour dans la vallée, le courage et l’ingéniosité du jeune Tavi vont se révéler une force bien plus cruciale que n’importe quelle furie. Une force qui pourrait lui permettre d’altérer le cours de la guerre…






Mais de quoi ça parle ?

Codex Alera nous fait pénétrer dans une sorte d’Empire Romain baigné par la magie, et où des sortes de djinns (nommés ici furies) vivent avec les hommes.

Ces furies sont des puissantes entités liées aux éléments (eau, terre, feu …) et aident leurs possesseurs de différentes manières : les furies d’eau permettent de soigner, celles d’air peuvent aider leur propriétaire à voler, ou encore celles de terres peuvent créer de gigantesques tremblements de terre. On trouve également des furies sauvages qui se baladent librement dans le pays et qu’il ne fait pas forcément bon de rencontrer.

Tous les habitants d’Aléra en ont une ou deux, les plus puissants étant appelés aux plus hautes charges.

Tous les habitants … sauf Tavi, notre héros, qui en a conçu une grande amertume. Ce jeune berger, élevé par son oncle Bernard et sa tante Isana, est en effet le seul habitant de la vallée de Caldéron à ne pas être accompagné de furies, ce qui lui vaut d’être d’être perçu comme un handicapé, si ce n’est de paria aux yeux des Aléens. Mais il compense son manque de pouvoir par une intelligence aiguë et une forte capacité à agir (ahh l’insousciance…)

De l’autre côté, nous avons Amara une jeune Curseur, corps de messagers du Premier Duc, et espions à leurs heures perdues. Une curseur un peu occupée pour l’instant à sauver ses fesses suite au retournement de veste de son ancien mentor Fidélias.

L’intrigue est pour sa part plus classique : des barbares sanguinaires, les marats projetteraient d’attaquer la vallée de Calderon, dernier verrou du royaume. Mais cette incursion ne serait que le fruit d’un commanditaire mystérieux qui a un plus grand projet en tête : renverser la couronne.

Malgré eux, Tavi et Amara vont se retrouver mêlés au coeur de cette histoire…

Et concrètement niveau lecture, ça donne quoi ?

Dès les premières pages de Codex Alera, nous sommes immédiatement plongés dans le coeur de l’action. Un peu trop vite même, car on est en effet lancé sans véritable explication sur les personnages, et encore moins sur les furies, qui représentent pourtant l’élément original du roman. J’apprécie quand un auteur rentre rapidement dans le vif du sujet, mais là, je dois avouer que ce fut peut être un peu trop rapide.

Que sont les furies ? Quelles sont leurs pouvoirs ? A quoi ça ressemble ? Comment on les attrape ? (Avec une pokéball ?). Bref, on apprend sur le tas, ce qui est assez déstabilisant, et, à la fin du livre, je reste encore sur ma faim sur la question…

Une fois passé ces premières pages où on est un peu perdu, on rentre dans l’univers de Jim Butcher avec ses furifèvres, ses gentils et ses méchants, et ses intrigues politiques. J’ai beaucoup apprécié ces dernières avec les jeux d’alliances et les trahisons entre les différents personnages. D’ailleurs plus d’un retournement de vestes m’a surpris !

L’écriture, sans être transcendante, est rythmée et fluide et l’histoire ne connaît aucun temps mort. Jim Butcher a d’ailleurs écrit son livre de façon à ce qu’il nous tienne en haleine à chaque chapitre : aux toutes dernières lignes de chaque, il renverse la situation, laissant le suspens à son paroxysme. Fourbe stratagème qui nous empêche de fermer le livre avant de l’avoir fini !

Le livre, après un départ un poil poussif, est bourré d’actions. Je pense notamment à la bataille finale qui doit faire à peu plus d’une centaines de pages et où l’on sent que l’auteur s’est fait plaisir à la créer. Une bataille épique qui me fera pardonner un final trop happy-end à mon goût.

L’histoire tourne autour de plusieurs personnages tous plus fouillés les uns que les autres. Personnellement, je me suis plus attaché aux personnages secondaires qu’à Tavi (un tantinet trop fade à mon goût), notamment Isana, et ma nouvelle brochette préférée de méchants à savoir Fidélias et ses deux comparses Aldrick et Odiana.

Fidélias est froid et calculateur, mais sous ce masque se cache un petit cœur qui bat. Certains dialogues valent le détour, et on se délecte de la façon dont il manipule les gens. Et quant à ses deux autres compagnons, on est surpris de voir qu’ils filent le plus parfait amour (Situation peu banale pour des personnages secondaires, et du mauvais côté de la force de surcroît).

Bref des méchants très méchants qui ont leur propre histoire et que l’auteur arrive à rendre très sympathique.al__act_1__scene_3_by_narcotic_nightmares

En conclusion ?

Jim Butcher nous livre ici un très bon premier tome qui laisse présager que du bon pour la suite. Même si la trame principale est plutôt quelconque, la mise en scène en est tout autre : un monde original avec ses furies, des personnages sympathiques, des intrigues et de l’action. Que demander de plus ?

La saga comptera six tomes, et je suis impatient de voir ce que nous réserve l’auteur !

8/10

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